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CONFLIT SOUS ACROMIAL SOUS ARTHROSCOPIE

1. DEFINITION :

Il s’agit de l’irritation ou de la rupture partielle des tendons de la coiffe des rotateurs provoquée par le frottement de ces tendons sous l’acromion lors des gestes de la vie quotidienne.
Ce frottement se traduit par des douleurs prédominant lors de l’élévation du bras sur le coté au dessus de l’horizontale, rendant difficile tout travail répété dans cette position ou même la position de coté pour dormir.
Les causes sont :
 
  • L’accumulation de gestes répétitifs avec l’épaule : activité sportive, un poste de travail nécessitant un type de mouvement répétitifs.
  • Un traumatisme ayant conduit à une rupture partielle des tendons.
  • Le rétrécissement anatomique de l’espace de glissement des tendons sous l’acromion par l’existence d’un acromion courbe ou le développement d’un phénomène d’arthrose avec apparition de bec osseux, également appelé ostéophyte.

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 L’évolution de ce conflit se fait vers l’augmentation des douleurs, puis la rupture des tendons.

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2. DIAGNOSTIC :

Celui-ci se fait lors de l’examen par le praticien, par l’interrogatoire du patient et par la réalisation de manœuvres sur l’épaule.
Des examens complémentaires sont en général nécessaires avec radiographies, arthro scanner ou IRM, ou échographie.


3. TRAITEMENT :
 
  • Traitement médical : celui-ci est proposé de prime abord et est en général suffisant dans les formes prises précocement en début d’évolution. Le traitement médical associe le repos avec arrêt des mouvements favorisant, une rééducation régulière pouvant durer plusieurs mois, et éventuellement une ou plusieurs infiltrations intra articulaires à base de corticoides.
  • Traitement chirurgical arthroscopique : ce traitement est proposé en cas d’échec du traitement médical. Il consiste à supprimer mécaniquement les zones de frottements avec le tendon, à réaliser un lavage et l’ablation des tissus inflammatoires. Il est maintenant proposé quasi systématiquement par arthroscopie et non plus par chirurgie traditionnelle ouverte.

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4. INTERVENTION CHIRURGICALE ARTROSCOPIQUE :
 
  • Durée d’hospitalisation : ambulatoire (une journée).
  • Anesthésie : générale, ou quelquefois régionale selon les patients.
  • Immobilisation : bras en écharpe 1 semaine.
  • L’intervention chirurgicale : 2 ou 3 trous d’environ 1cm sont réalisés, permettant l’introduction d’un système de caméra et d’instruments miniaturisés.

Après exploration complète de l’articulation, lavage, excision de l’ensemble des tissus inflammatoires, l’ablation à la fraise rotative des becs osseux associée à la diminution de l’épaisseur de l’acromion, permettront de redonner un espace de glissement suffisant avec moins de frottements au niveau des tendons de la coiffe des rotateurs, leur permettant ainsi ensuite de cicatriser en quelques mois. Le tendon du long biceps, c'est-à-dire un des deux tendons de fixation du biceps, peut être décroché (ténotomie du biceps) si il est usé et responsable d’une partie des douleurs. Dans ce cas, le biceps peut apparaître quelquefois plus bas et plus « en boule » sur le bras, sans conséquence sur la force ou sur les gestes de la vie quotidienne. Les différentes incisions sont fermées à l'aide de fil résorbable.
Suite opératoire : les pansements sont à refaire tous les deux jours au domicile du patient, au mieux par une infirmière. Une immobilisation par écharpe est conseillée pendant une durée de 1 semaine avant de reprendre les gestes de la vie quotidienne. La rééducation par un kinésithérapeute est à débuter au bout d’une semaine , à raison d’environ trois séances par semaine, et pendant une durée 1 à 3 mois en moyenne. Le travail peut être repris au bout de quelques jours en cas d’activité sédentaire, ou après plusieurs mois en cas d’activité physique impliquant l’épaule. La reprise des activités sportives avec l’épaule ne se fait en général pas avant quarante cinq jours ou plus en fonction des lésions initiales. La reprise de la conduite automobile peut se faire après un minimum de huit jours post opératoire.
 
  • Les douleurs : persistent souvent pendant plusieurs mois après l’intervention, l’amélioration n’est à attendre qu’au bout de trois à six mois, en raison du temps de cicatrisation nécessaire aux tendons après suppression du conflit osseux. Selon les cas, des douleurs résiduelles peuvent persiter.

5. COMPLICATIONS :

L’arthroscopie est une intervention chirurgicale, les complications sont donc toujours possibles même si elles sont globalement rares.
- L’algoneurodystrophie : peut, comme pour toutes interventions, apparaître, se manifestant par une épaule douloureuse, raide, évoluant sur plusieurs mois voir années. Son apparition est imprévisible, des séquelles à type d’enraidissement et de douleurs sont alors possibles.
- L’infection : l ’arthrite septique. La fréquence est rare mais elle est toujours possible, et peut alors nécessiter un traitement adapté ou une ré intervention.
- L’hémarthrose. C'est-à-dire l’apparition d’un épanchement d’en saignement intra articulaire, pouvant nécessiter une ré intervention
- Des douleurs pouvant persister pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, voir définitivement en fonction de l’importance des lésions initiales. En général, ces douleurs sont moins importantes que les douleurs avant l’intervention.

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